En 2005, la dépense moyenne en produits pharmaceutiques par an et par habitant
est estimée à 9,85 USD.
Trois catégories de produits constituent, à eux seuls, plus de la moitié du marché :
nutrition-métabolisme, anti-infectieux, système respiratoire.
Le marché est essentiellement concentré dans les grandes villes.
La production locale couvrirait actuellement 48% des besoins et exporte 4,5%
des valeurs vers les pays voisins (Laos, Cambodge, Chine, Russie). Mais, la quasi-
inexistence de la recherche restreint le champs d’intervention des entreprises
locales qui est peu diversifiée, et se concentre sur les médicaments génériques
et les produits à base de plantes médicinales de la médecine traditionnelle qui est
largement répandue, notamment en milieu rural. Par ailleurs, l’absence de producteurs
de chimie fine pousse l’industrie pharmaceutique vietnamienne à s’approvisionner
vers les autres pays tels que l’Inde et la Corée. De l’ordre de 90% des matières premières
seraient importées.
Les équipements utilisés par entreprises locales sont importés majoritairement de Chine
(environ 50%), et pour une moindre part de France (20%) et d’Italie (20%).
Les médicaments dits spécifiques (anti-cancéreux, maladies cardio-vasculaires, etc)
sont quasiment tous importés. Ils alimentent essentiellement les hôpitaux. Les industries
pharmaceutiques étrangères détiendraient près de 40% du marché, dont environ
6% d’origine française. Glaxo Smith Kline est le leader, suivi de près par Sanofi Aventis.
Avant l’entrée du Viêt-Nam à l’OMC (2006), seules les entreprises publiques peuvent
être autorisées à importer les produits pharmaceutiques. Ils jouent également le rôle
de distributeur, et approvisionnent les grossistes, les hôpitaux, les pharmacies
et les médecins. Les droits de douanes peuvent atteindre 30% en fonction des produits.
A cela s’ajoute une TVA entre 5 et 10%. A partir de 2007, après l’entrée du Viêt-Nam
à l’OMC, le gouvernement vietnamien prévoit de lever l’ensemble des barrières commerciales
vis-à-vis des pays membres. Les taxes d’importation seront, en principe, réduites, et
les entreprises étrangères pourront vendre directement leurs produits aux distributeurs
locaux et même créer leur propre réseau de distribution.