Rédacteur : LÂM QUÔC DUNG
Les Amis Francophones du Viêt-Nam - Langue et Littérature vietnamiennes - Dernière modification de cette page : 17/03/2007
A partir du Xvè siècle, la littérature vietnamienne
commença à se démarquer des modèles chinois, tant
sur le plan stylistique que sur le plan thématique.
Sous le règne de LÊ LOI (1428-1433) , le premier
ministre NGUYÊN TRAI fut l’un des poètes les plus
célèbres, notamment grâce à un Recueil de 254 poèmes
(QUÔC ÂM THI TÂP), retrouvé en 1958, et traduit
en français sous la direction SCHNEIDER P.,
Ed. Du CNRS, Paris, 1987. Il s’agirait de la plus ancienne
oeuvre littéraire en sino-vietnamien (écriture NÔM).
La Patrie est désormais bien assise.
Nos monts et nos fleuves feront peau neuve.
La paix fait suite à la guerre, le jour à la nuit.
Pour mille automnes, nous avons lavé notre honte,
Pour dix mille générations, nous avons instauré la paix.
(NGUYÊN TRAI, 1380-1442)
« Le soir, en flânant,
Je contemple le monde, l’instant d’un vol d’oiseau.
Ces monts, grands et petits, les nuages les mesurent.
Ces arbres, souples ou raides, le vent les a jaugés.
Mille automnes ont passé, l’eau garde son visage.
Mille générations ont contemplé la lune, pareille à elle-même.
On connaît toute chose,
Seul le coeur humain reste insondable »
(NGUYÊN TRAI, 1380-1442)
(Traduction : TRUONG Alain)
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