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Rédacteur :  LÂM QUÔC DUNG
Les Amis Francophones du Viêt-Nam - Culture - La famille vietnamienne - Dernière modification de cette page : 01/06/2007
Le Confucianisme, en mettant l’accent sur la piété filiale, définissait ainsi le rôle important
et introverti du groupe de filiation ou du clan familial.  Le clan fut alors l’élément
fondamental du cadre social, et le fait d’appartenir à son propre groupe de parenté
plaçait l’individu à un niveau différencié du reste de la communauté sociale. Cependant,
ce fait pouvait contribuer à la fragmentation de la société vietnamienne, car habituellement,
la loyauté envers son propre clan l’emporte sur la loyauté envers le roi.
Au Viêt-Nam, le principe fondamental le plus manifeste du système de parenté est
représenté par le lignage patrilinéaire. La dynastie des TRÂN, à partir du XIIIè siècle,
et surtout celle des LÊ au Xvè siècle, ont institué des règles patrilinéaires strictes,
notamment pour résoudre les difficultés qu’entraînait la dévolution du trône. En effet,
un règne commençait avec un chef soutenu par ses partisans. Il se consolidait ensuite
grâce à des alliances matrinomiales qui furent à l’origine des problèmes de succession,
parce que les épouses royales exerçaient une influence considérable dans le choix du futur
souverain. De plus, la légitimation du changement dynastique nécessitait le mariage avec
une femme de la dynastie précédente (NGUYÊN THÊ ANH, La famille traditionnelle vietnamienne dans son évolution
historique, Ecole Pratique des Hautes Etudes, Sciences Historiques et Philosophiques)
La volonté des dirigeants vietnamiens était alors de transformer non seulement les
procédures de succession royale, mais aussi l’organisation socio-familiale vietnamienne,
en lui appliquant le système patrilinéaire.  Cette volonté fut traduite par les dispositions
juridiques concernant l’institution du HUONG HOA (« part de l’encens et du feu »
destinées au culte des parents décédés).  Ce fut LÊ THANH TÔNG qui, en 1461,
avait décrété pour la première fois la transmission du culte des ancêtres par droit
de primogéniture.  Les mentions de « Fils Aîné » (Truong Nam) et de
« Chef de Lignée » (Truong Tôc) furent alors utilisées pour la première fois dans les
documents officiels ( Articles relatifs au HUONG HOA, Code des LÊ). Ce fut le fils aîné
qui « recevait » le privilège d’organiser le culte de ses parents décédés. Ces dispositions
furent réitérées pour que les gens ne choississent plus, à la place de la descendance
aînée masculine, un fils cadet ou un fils d’une femme de second rang pour en faire
l’héritier principal de bien culturel (représenté par le culte des ancêtres). En l’absence
d’enfant aîné masculin, l’administration et la garde du HUONG HOA revenaient à la fille
aînée.
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      La famille traditionnelle
Illustration:  Courrier du Vietnam
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