Dans la famille vietnamienne, les enfants avaient en pratique la possibilité, une fois dépassé
l’âge de quinze ans, de quitter leurs parents pour aller apprendre un métier, ou même pour
fonder leur propre foyer. Une telle conduite fut considérée comme une grave faute relevant
de l’impiété en Chine. Le concept chinois Xiong Di Tung Ju (« frères aînés et cadets vivant
sous le même toit ») était ignoré par la grande majorité des vietnamiens. Les cadets n’avaient
pas à dépendre économiquement de leurs aînés. Par ailleurs, à la mort des parents, les enfants
avaient droit au partage égal de l’héritage familial.
Au Xvè siècle, le Code des LÊ reconnaissait aux femmes un statut légal, en confirmant
leur droit à la propriété et à l’héritage. Le droit de la femme à l’héritage
n’était pas reconnus dans la société chinoise. En effet, les femmes chinoises furent
en général écartées du portage du patrimoine familial; elles n’avaient droit qu’à une petite
dot au moment de leur mariage.
Vers la fin du XVIIIè siècle, des réactions de protestations contre le rigorisme
confucéen apparaissaient à travers des poèmes et des chants, notamment de HÔ XUÂN
HUONG qui dénonçait notamment les conditions inférieures imposées à la femme
Vietnamienne par les conventions confucéennes (DURAND Maurice, L’Oeuvre de la poétesse vietnamienne
HÔ Xuân Huong, Paris, EFEO, 1968)
Rédacteur : LÂM QUÔC DUNG
Les Amis Francophones du Viêt-Nam - Culture - La famille vietnamienne - Dernière modification de cette page : 01/06/2007
La position de la femme mariée variait selon sa situation sociale et économique. En général,
les mariages étaient virilocaux, mais pouvaient aussi être uxorilocaux. Il arrivait qu’un homme
nécessiteux s’installa chez son épouse, et offrit sa force de travail. Dans la vie familiale,
Si l’autorité théorique du mari résulte des préceptes confucéens, le statut relativement
égalitaire place en pratique le mari et la femme sur un même plan. Dans le langage courant,
Les vietnamiens disaient VO CHÔNG (« Femme et Mari »), en plaçant traditionnellement
la femme devant l’homme, et non l’inverse, prouvant ainsi la considération attribuée à l’épouse.
« Mère habillant son enfant »
MAI THU (1930)
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