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      LA FÊTE VU-LAN
(Fête du Pardon des Trépassés)
(Fête des Mères Vietnamiennes)
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Elle a lieu chaque année au 15ème jour du 7è mois lunaire.  La légende raconte qu’un
nommé MUC-KIÊN-LIÊN était doué d’une grande intelligence et faisait preuve d’une
piété exemplaire envers ses parents. Très jeune, il avait perdu son père, et il lui
restait une mère cruelle et cupide au nom de THANH DÊ. Cette dernière était
impitoyable  envers les pauvres, et surtout envers les mendiants. Elle ne faisait jamais
aumône et chassait tout mendiant qui se présentait au portail de sa maison. Elle n’hésitait
pas à  piétiner des grains de riz, recueillis par les pauvres paysans s’échinant à longueur
d’année sur leurs terres. Elle se moquait des bonzes et des bonzesses en cherchant à
rompre leur quiétude. Elle blasphémait Bouddha, méprisait les esprits et offrait à la
pagode des victuailles de jeûne auxquelles elle avait mêlé des aliments carnés.

Devant la conduite indigne de sa mère, MUC-KIÊN-LIÊN promena sa peine aux quatre
coins du monde. Grâce à son travail, il devint riche, et envoya à sa mère des grosses
sommes d’argent qu’elle dilapida très rapidement. Afin de tromper son fils, elle se
réfugia dans l’enceinte d’une pagode, et lui fit croire que son argent était dépensé en
oeuvres saintes et charitables. Quand il rentra au village, MUC-KIÊN-LIÊN apprit la
triste vérité et s’effondra de peine.

Aprsè la mort de ma mère, il bâtit alors une chaumière près du tertre funéraire et,
en fils pieux, y vécut trois années pour porter son deuil et fleurir la dernière demeure
de la défunte. Il se rendit ensuite au pays de Bouddha pour l’implorer de le prendre
comme disciple. Une fois l’illumination atteinte, il put descendre dans le Royaume des
Morts. où étaient détenues les âmes des morts non encore réincarnées. Il y trouva
l’âme de son père, mais celle de sa mère n’y était pas. Il pleura abondamment, quand
Bouddha lui fit savoir que sa mère était encore enchaînée dans l’enfer. Il obtint la
permission d’aller rendre visite à sa mère, et put ainsi assister aux châtiments atroces
qu’elle encourut.  Il s’empressa d’aller demander grâce à Bouddha qui, ému par tant de
piété, ordonna d’organiser au 15è jour du 7è mois lunaire, une cérémonie au cours de
laquelle sa mère fut remise de sa peine. En s’inspirant de cet exemple légendaire,
les enfants pieux érigent un autel à la mémoire des défunts et font aumône aux pauvres.
Rédacteur : LÂM QUÔC DUNG
Les Amis Francophones du Vietnam - Culture - Les fêtes traditionnelles - Dernière modification de cette page :  16/09/2007
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