Le 15è jour du huitième mois de l’année lunaire nous amène à la fête de TRUNG-THU
qui, à l’origine, était une fête agricole et astronomique, célébrée dans plusieurs pays
rizicoles d’Asie. En effet, l’automne est la saison où prédomine le principe « YING »
de la lune, par opposition au principe « YANG » du soleil. Pendant cette saison, le ciel
est clair, et les paysans examinent alors la lune pour savoir si la moisson sera bonne ou non:
- Une lune brillante indique une bonne récolte.
- Si son éclat est jaune, les vers donneront beaucoup de soie; la paix et le bonheur
profiteront à tous.
- Si l’éclat de la lune est vert, c’est alors un signe de famine.
- Enfin, si des traînées noires dissimulent en partie la lune, c’est une annonce de guerre.
Aussi, à cette occasion, les religieux prient; les lettrés et les poètes cisèlent leurs vers
pour la glorification de la lune. La jeunesse veille jusqu’à l’aube, et échange des chansons
pleines de significations pour attirer l’attention du Vieillard (Nguyêt Lao) et de la Dame
de la Lune (Nguyêt Bà) qui passent leur temps à nouer les fils de soie de l’hyménée.
Les enfants masqués portent des lanternes et de flambeaux, et font le tour de la table
des victuailles (Mam Cô Trung Thu) en chantant des chansons. Ensuite, la parade de
lanternes et des danses de licorne défile à travers tout le village. C’est pourquoi on dit
que cette fête est essentiellement réservée aux enfants.
Au retour, la fête se termine par la dégustation des gâteaux de Trung-Thu, en forme de
pleine lune, à base de farine, de farcis salé ou de pâte de soja sucré, accompagné du
traditionnel thé.