Les Amis Francophones du Viêt-Nam- Culture - Dernière modification de cette page : 17/03/2007
LANGUE ET LITTERATURE __________________________
Historiquement, la part principale de la littérature et des écrits administratifs est exprimée en caractères chinois jusqu’au Xè siècle. L’écriture chinoise est basée sur un système idéophonographique comportant 49 905 signes dont 6 000 d’usage courant. Elle se lit traditionnellement en vertical, de droite à gauche. Les caractères sont séparés par un espace égal. Il n’existe pas de distinction des mots dans une phrase. Celle-ci est fermée à l’aide d’un rond et non pas d’un point pour ne pas le confondre éventuellement avec un élément d’un caractère.
Le classement des caractères s’effectue à l’aide de « clés » qui sont au nombre de 214. La clé donne le sens du caractère, et la désinence (souvent la partie droite) donne la prononciation. Ce sont ces clés qui permettent de trouver un mot dans un dictionnaire.
Selon la légende, l’Empereur FUXI (ou FUHI) observa une tortue flottant à la surface des eaux, et dont les membres et la carapace étaient couverts de points rangés en ligne. Il s’en inspira pour composer les « Huit Trigrammes », figurations symboliques représentant les aspects de l’univers en mouvement, et établir les signes avec lesquels il écrivit le célèbre Y King (« Livre des Mutations »).
L’Empereur FUXI et les Huit Trigrammes
Les signes graphiques disposés en cercle forment un octogone. Chacun est composé de trois traits superposés, pleins ou brisés en leur milieu : - Les traits pleins symbolisent le masculin (Yang) - Les traits brisés symbolisent le féminin (Yin) - L’alternance de ces deux principes régit l’univers.