En 1904 : PHAN BÔI CHÂU fonda l’Association
pour la Modernisation du Viêt-Nam (Viêt-Nam
Duy Tân Hôi). Il part au Japon en 1905 pour
négocier l’aide militaire. Il préconisait la lutte
armée pour reconquérir l’indépendance nationale
en misant sur l’aide du Japon. Il créa le mouvement
« Voyage à l’Est » pour envoyer des étudiants au Japon.
A cette époque, cette stratégie n’était pas
partagée par un autre résistant illustre,
PHAN CHÂU TRINH (1872-1926)
(grande père de Mme NGUYÊN THI BINH,
qui présidera en 1973, à Paris, la délégation
du Front National de Libération du Sud-Vietnam,
et qui deviendra, en 1976, Vice Présidente
de la République Socialiste du Viêt-Nam).
En effet, PHAN CHÂU TRINH préconisait
la stratégie de lutte pacifique par l’éducation
populaire et l’élévation de la conscience nationale.
Sans succès au Japon, PHAN BÔI CHÂU partait à Hong Kong en 1909
avec le Prince CUONG DÊ. Là, il fit des plans pour une levée de fonds
et amena en Thailande des étudiants partisans vietnamiens du japon.
Il forma ensuite un nouveau groupe nommé « La Ligue pour la Restauration
du Viêt-Nam » (Viêt-Nam Quang Phuc Hôi). Il allait demander de l’aide à la
Thailande sans succès. De retour à Hong Kong, il dut remettre la majorité
de ses armes aux forces de SUN YAT SEN.
Entre-temps, le soulèvement armée de HOANG HOA THAM au Viêt-Nam
a fait rassembler leurs camarades à Hong Kong. Ils auraient envoyé
des agents au Japon pour acheter des armes, mais ils n’auraient plus d’argent
pour les envoyer au Viêt-Nam par contrebande (Intrigues décrites par
André MALRAUX dans « La Condition Humaine » et « Les Conquérants »).